C’est avec plaisir que je reprends la plume en ce début d’été qui nous donne l’opportunité d’expérimenter l’acceptation sereine de ce qui est, soit une météo maussade et fraîche qui n’en finit pas alors que la saison estivale avance à grands pas. Je me console en admirant le déployement luxuriant de la végétation de mon jardin, qui elle, profite avec joie et gratitude de toute cette eau dont elle a tant manqué ces dernières années.
Dans ma newsletter du printemps, je partageais les moments de stress intenses que j’avais vécu les trois premiers mois de l’année tant je m’étais laissée envahir par une pression immense à clôturer ma formation, à créer mon nouveau site et à proposer au plus vite mes nouveaux accompagnements en Design Humain. Une pression qui m’avait d’ailleurs poussée, dans un accès d’impatience de trop, à faire un fausse manoeuvre informatique et à planter entièrement mon site ce qui m’a au final fait perdre passablement de temps et d’argent car il m’a fallu faire appel à un profesionnel pour réparer tout ça.
Cette mésaventure m’a permis de voir à quel point j’étais capable de me mettre une pression de dingue pour avancer plus vite que la musique avec le risque, au final, de m’écrouler totalement épuisée et en ayant juste envie de tout laisser tomber.
Je m’en suis donc remise à mon Design pour mieux comprendre l’origine de ce comportement pour le moins intriguant. Et la raison en a été vite trouvée. Dans mon schéma corporel, on peut observer que mes centres de la Tête et de la Racine sont blancs, ce qui signifie qu’ils sont tout deux particulièrement sensibles aux conditionnements des « il faut, je dois ». Premier et dernier centre de notre circuit énergétique, situés à l’opposé l’un de l’autre ces centres sont tous les deux des centres dit « de pression ».
Celui de la Tête en lien avec la pression mentale que vient alimenter l’apparition constantes d’idées nouvelles (les miennes et celles des autres que je capte spontanément) et celui de la Racine en lien avec la pression de passer le plus rapidement possible à l’action pour mettre toutes ces idées en oeuvre.
Un centre de l’Ajna également blanc ne vient pas améliorer les choses de par l’ouverture d’esprit qu’il me confère. Ouverture d’esprit qui peut me pousser à changer sans difficulté ma vison des choses et ainsi remettre en question et recommencer à zéro ce que je viens pourtant juste d’achever. J’avoue qu’à ce rythme là, il y avait de quoi devenir zinzin.
Cette découverte a été réellement libératrice. J’ai compris que cette sensibilité à la pression (celle que je me mets moi-même et celle que me mettent les autres) fait partie de mes vulnérabilités naturelles et qu’il est illusoire de vouloir la contrer. Par contre maintenant que je la connais et la comprends je peux commencer à l’apprivoiser, apprendre à l’utiliser en conscience et à bon escient et ne plus la laisser m’envahir.
Les changements dans mon quotidien en ont été aussi inattendus que bénéfiques. Je peux envisager désormais que toutes les idées qui me traversent la tête ne doivent pas être concrétisées à la minute, que certaines ne sont que de passage et que temporiser me permet de ne m’engager que dans la réalisation de celles qui sont réellement juste pour moi. La meilleure découverte et la plus rassurante étant celle que ce n’est pas parce que je prends mon temps que la terre va s’arrêter de tourner ou que je vais prendre du retard. C’est même bien souvent le contraire qui se passe.